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Dernière mise à jour le

12

May

2026

💡 En résumé

  • Être en situation d’interdit bancaire n’empêche pas de créer une entreprise.
  • Un entrepreneur peut toujours demander l’ouverture d’un compte professionnel ou d’un compte de paiement.
  • Le fichage à la Banque de France concerne surtout les incidents de paiement : chèque sans provision, incidents de crédit ou usage abusif du découvert bancaire.
  • En cas de refus d’ouverture de compte, la procédure du droit au compte permet d’obtenir la désignation d’un établissement.
  • Le droit au compte professionnel existe aussi pour certaines activités professionnelles.
  • Les établissements vérifient souvent le risque, les revenus et l’activité avant d’accepter une ouverture de compte.
  • Un compte adapté peut permettre d’encaisser des virements, payer des fournisseurs et gérer son activité même en cas de fichage.
  • Anticiper ses justificatifs et éviter les incidents futurs est essentiel pour stabiliser sa situation bancaire.

Peut-on créer une entreprise en étant interdit bancaire ?

Oui. Beaucoup d’entrepreneurs découvrent qu’il est possible de créer une entreprise tout en étant interdit bancaire.

Une interdiction bancaire ne vous interdit pas d’exercer une activité professionnelle ni de créer une société. Elle concerne principalement certains moyens de paiement et votre situation vis-à-vis des incidents bancaires enregistrés à la Banque de France.

En pratique, une personne interdite bancaire peut :

  • lancer une activité indépendante ;
  • créer une entreprise individuelle ;
  • créer une société ;
  • demander l’ouverture d’un compte professionnel ;
  • encaisser des paiements et effectuer des virements.


Ce qui complique surtout les choses, c’est l’accès à certains services bancaires classiques. Beaucoup d’établissements considèrent les profils fichés à la Banque de France comme plus risqués, notamment lorsqu’il existe des incidents récents ou des chèques sans provision.

Pour autant, la création d’entreprise reste possible. La vraie difficulté concerne souvent l’ouverture d’un compte bancaire professionnel.

Qu’est-ce qu’un interdit bancaire exactement ?

Le terme interdit bancaire désigne une situation dans laquelle une personne ne peut plus émettre de chèques après un incident de paiement.

Dans la majorité des cas, l’interdiction bancaire intervient après un chèque sans provision. Lorsque le compte ne dispose pas des fonds nécessaires et que le chèque est rejeté, la banque peut inscrire le titulaire au fichier central des chèques géré par la Banque de France.

Cette situation d’interdit bancaire peut durer jusqu’à 5 ans si elle n’est pas régularisée.

Il ne faut pas confondre :

  • le FCC (fichier central des chèques), lié aux chèques sans provision ;
  • le FICP, qui concerne les incidents de remboursement de crédit ;
  • une simple difficulté financière temporaire.


Être interdit bancaire ou fiché FICP n’empêche pas automatiquement l’accès à un compte. En revanche, cela peut entraîner un refus d’ouverture de compte dans certains établissements.

Pourquoi les entrepreneurs interdits bancaires rencontrent-ils des refus d’ouverture de compte ?

Les établissements financiers évaluent le risque avant toute ouverture d’un compte.

Un entrepreneur en situation d’interdit bancaire peut donc se heurter à :

  • un refus d’ouverture d’un compte bancaire ;
  • des demandes de justificatifs supplémentaires ;
  • des limitations sur certains moyens de paiement ;
  • un refus d’autorisation de découvert bancaire.


Dans les faits, les établissements cherchent surtout à limiter :

  • les risques d’impayés ;
  • les usages frauduleux ;
  • les activités jugées sensibles ;
  • les incidents répétés.


Certaines activités professionnelles considérées comme plus exposées peuvent également compliquer l’ouverture d’un compte bancaire professionnel : BTP, commerce à forte rotation d’espèces, activités internationales, dropshipping, crypto-actifs, etc.

Pour un entrepreneur, ces refus peuvent devenir bloquants. Sans compte, difficile d’encaisser des clients, payer des fournisseurs ou immatriculer certaines structures.

Comment ouvrir un compte pro quand on est fiché à la Banque de France ?

La première étape consiste à distinguer le type de structure créée.

Un micro-entrepreneur peut parfois utiliser un compte séparé dédié à son activité, tandis qu’une société devra généralement disposer d’un compte distinct pour la création d’une société et le dépôt du capital social.

Pour ouvrir un compte pro, il est conseillé de préparer :

  • une pièce d’identité valide ;
  • un justificatif de domicile ;
  • les documents liés à l’activité ;
  • les statuts de société si nécessaire ;
  • un extrait d’immatriculation lorsque l’entreprise existe déjà.


En cas de situation bancaire compliquée, mieux vaut également expliquer clairement l’origine du fichage et démontrer que la situation est stabilisée.

De nombreux entrepreneurs en situation d'interdit bancaire obtiennent plus facilement une ouverture d’un compte professionnel lorsqu’ils peuvent justifier :

  • de revenus réguliers ;
  • d’une activité réelle ;
  • d’une absence d’incidents récents ;
  • d’une bonne transparence sur leur activité.

Le droit au compte professionnel existe-t-il pour les entrepreneurs ?

Oui, le droit au compte permet aussi à certains professionnels d’obtenir un compte.

Lorsqu’un établissement refuse l'ouverture d'un compte, il doit généralement remettre une attestation de refus. Ce document est essentiel pour engager la procédure du droit au compte auprès de la Banque de France.

La demande de droit au compte peut être faite :

  • directement par le demandeur ;
  • par l’établissement ayant refusé l’ouverture ;
  • via une succursale de la banque ;
  • en saisissant la Banque de France.


Le droit au compte professionnel concerne notamment :

  • les entrepreneurs individuels ;
  • certaines sociétés ;
  • les personnes morales domiciliées en France.


Dans le cadre du droit au compte, la Banque de France désignera un établissement chargé d’ouvrir un compte de dépôt avec des services bancaires de base.

Le droit au compte permet notamment d’obtenir :

  • un RIB ;
  • des virements ;
  • des prélèvements ;
  • une carte bancaire à autorisation systématique dans certains cas ;
  • l’accès aux opérations essentielles.


En revanche, le droit au compte n’oblige pas l’établissement à accorder un découvert bancaire, un chéquier ou un crédit.

Comment fonctionne la procédure du droit au compte ?

La procédure du droit au compte vise à éviter qu’une personne reste totalement exclue du système bancaire.

Concrètement, voici les démarches pour ouvrir un compte lorsque plusieurs refus ont été reçus :

  1. Faire une demande d’ouverture de compte auprès de la banque.
  2. Obtenir une attestation de refus d'ouverture de compte.
  3. Compléter le formulaire de demande de droit.
  4. Transmettre le dossier à la Banque de France.
  5. Attendre qu’une banque désignée soit nommée.


La procédure du droit au compte est encadrée par le Code monétaire et financier. La Banque de France dispose généralement d’un délai d’un jour ouvré pour désigner un établissement après réception du dossier complet.

Une fois la désignation effectuée, il faut ensuite prendre contact avec la banque désignée afin de finaliser l’ouverture d’un compte.

Les établissements de paiement peuvent-ils être une alternative au droit au compte ?

Oui, et c’est un point souvent méconnu des entrepreneurs en situation d’interdit bancaire.

Lorsqu’un refus d’ouverture de compte intervient auprès d’une banque classique, beaucoup de professionnels pensent automatiquement devoir engager une procédure du droit au compte auprès de la Banque de France. Pourtant, certains établissements de paiement proposent des comptes accessibles sans passer par cette démarche administrative.

Contrairement à une banque traditionnelle, un établissement de paiement ne propose pas de crédit ni de découvert bancaire. En revanche, il peut permettre d’obtenir rapidement un compte de paiement avec :

  • un IBAN ;
  • des virements ;
  • des prélèvements ;
  • une carte de paiement ;
  • des outils de gestion pour l’activité professionnelle.


Pour un entrepreneur interdit bancaire ou fiché FICP, cela peut représenter une solution plus simple et plus rapide qu’une procédure du droit au compte professionnel, surtout lorsque l’objectif principal est de disposer d’un compte opérationnel pour encaisser des clients, payer des charges ou lancer une activité.

Autre avantage : l’ouverture d’un compte professionnel en ligne auprès d’un établissement de paiement est souvent entièrement dématérialisée, avec une réponse plus rapide qu’auprès de certaines banques traditionnelles.

Attention toutefois : même si ces acteurs peuvent être plus accessibles, ils restent soumis à des obligations réglementaires strictes. Une demande d’ouverture de compte peut donc toujours être refusée en cas de dossier incomplet, d’activité jugée trop risquée ou d’incohérences dans les justificatifs transmis.

Dans la pratique, de nombreux entrepreneurs préfèrent d’abord tenter l’ouverture d’un compte auprès d’un établissement de paiement avant d’engager une demande de droit au compte auprès de la Banque de France.

Quels services peut-on réellement obtenir avec un compte professionnel malgré une interdiction bancaire ?

Tout dépend de l’établissement et du type de compte ouvert.

Un compte professionnel malgré un fichage peut souvent permettre :

  • de recevoir des virements ;
  • d’effectuer des paiements ;
  • de payer l’URSSAF et les impôts ;
  • d’encaisser des clients ;
  • d’utiliser un IBAN ;
  • de suivre sa trésorerie.


En revanche, certaines fonctionnalités restent parfois limitées :

  • chéquier ;
  • crédit ;
  • découvert ;
  • financement ;
  • cartes premium.


Pour beaucoup d’entrepreneurs, l’essentiel reste surtout d’obtenir un compte opérationnel rapidement afin de lancer l’activité sans blocage administratif.

Dans les cas d'interdit bancaire les plus complexes, certains établissements peuvent aussi imposer :

  • des plafonds ;
  • des contrôles renforcés ;
  • des justificatifs d’activité réguliers.

Interdit bancaire, FICP : quelles différences pour un entrepreneur ?

Le terme interdit bancaire est souvent utilisé pour désigner plusieurs situations différentes.

Pourtant, il existe une distinction importante :

  • le FCC concerne les incidents liés aux chèques ;
  • le FICP concerne les incidents liés au crédit.


Un entrepreneur peut donc être fiché à la banque sans être interdit de chéquier, ou inversement.

Le FICP peut notamment résulter :

  • d’impayés de crédit ;
  • d’un dossier de surendettement ;
  • d’échéances non remboursées.


Dans la pratique, les établissements analysent surtout le niveau de risque global. Un entrepreneur interdit bancaire ou fiché peut donc rencontrer les mêmes difficultés d’accès aux services financiers.

Mais là encore, cela ne signifie pas qu’il est impossible d’ouvrir un compte professionnel en ligne ou un compte de paiement adapté à son activité.

Comment éviter une nouvelle situation d’interdit bancaire quand on est entrepreneur ?

Pour beaucoup d’indépendants, l’interdiction bancaire résulte d’une mauvaise période : baisse d’activité, retards clients, charges accumulées ou problème de trésorerie.

Une fois le compte ouvert, le plus important reste d’éviter une nouvelle interdiction bancaire.

Quelques réflexes peuvent limiter les risques :

  • suivre sa trésorerie quotidiennement ;
  • éviter les chèques ;
  • privilégier les virements ;
  • anticiper les prélèvements URSSAF et fiscaux ;
  • conserver une réserve de sécurité ;
  • surveiller les autorisations de paiement.


Les entrepreneurs les plus fragiles sont souvent ceux qui mélangent dépenses personnelles et professionnelles. Disposer d’un compte séparé reste donc fortement recommandé, même lorsque la loi ne l’impose pas.

Quels documents préparer pour faciliter l’ouverture d’un compte ?

Un dossier incomplet reste l’une des principales causes de refus d’ouverture de compte.

Pour accélérer l’ouverture d’un compte bancaire professionnel, préparez :

  • une pièce d’identité en cours de validité ;
  • un justificatif de domicile récent ;
  • un justificatif d’activité ;
  • les statuts ;
  • le Kbis si disponible ;
  • une preuve d’adresse de l’entreprise.


En cas de situation d’interdit bancaire, certains établissements demanderont aussi :

  • des informations sur les incidents passés ;
  • les revenus attendus ;
  • l’origine des fonds ;
  • le fonctionnement prévu du compte.


Plus le dossier est clair, plus les chances d’acceptation augmentent.

Conclusion

Une situation d’interdit bancaire peut compliquer le quotidien d’un entrepreneur, mais elle ne doit pas empêcher un projet professionnel d’avancer.

Aujourd’hui, plusieurs solutions existent pour obtenir un compte adapté à une activité indépendante ou à une société, y compris en cas de fichage à la Banque de France. L’essentiel reste d’anticiper les démarches, préparer un dossier solide et connaître ses droits, notamment via la procédure du droit au compte.

Chez Sogexia, nous proposons des comptes de paiement accessibles aux particuliers, indépendants et professionnels, avec une ouverture de compte simplifiée et des outils pensés pour gérer son activité au quotidien.

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Vos questions fréquentes sur l'interdiction bancaire quand on est entrepreneur

Peut-on ouvrir un compte professionnel en étant interdit bancaire ?

Oui. Une personne en situation d’interdit bancaire peut demander l’ouverture d’un compte professionnel ou d’un compte de paiement pour son activité.

Le droit au compte fonctionne-t-il pour les entrepreneurs ?

Oui. Le droit au compte auprès de la Banque de France peut aussi concerner les professionnels et les sociétés dans certaines situations.

Une banque peut-elle refuser l’ouverture d’un compte ?

Oui. Un établissement peut refuser l'ouverture d'un compte sans avoir à motiver sa décision hors cadre du droit au compte.

Combien de temps dure une interdiction bancaire ?

En général, une interdiction bancaire dure jusqu’à 5 ans si la situation n’est pas régularisée.

Peut-on créer une entreprise quand on est fiché à la Banque de France ?

Oui. Être fiché à la Banque de France n’empêche pas la création d’entreprise.

Le droit au compte donne-t-il accès à un crédit ?

Non. Le cadre du droit au compte garantit l’accès à des services bancaires de base, mais pas à un crédit.

Peut-on avoir une carte bancaire malgré une interdiction bancaire ?

Oui, dans certains cas. Une carte à autorisation systématique peut être proposée selon l’établissement.

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